Raid en Maurienne

Quatre skieurs à l’épreuve du (mauvais) temps.

 

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Bas de plafond

 

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ski sur herbe, c’est nouveau

 

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Devant c’est bien serré !

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Sous l’Albaron

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beau temps en Italie

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C’est raide

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Pente raide avant le refuge

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ça souffle dur

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sous le col d’Arnés dans le vent

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couloir étroit mais rigolo

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Notre descente vue d’en bas

Le raid à ski de fin de saison Carro – Évettes – Gastaldi – Avérole : 4 skieurs, 4 jours, 4 courses et 1 capricieuse météo.

Vendredi 22 avril : montée au refuge du Carro (2760 m) depuis le hameau de l’Ecot (2027 m). Ça c’est dans l’idéal. Mais la vraie vie impose sa dure loi. Donc, départ de Bonneval-sur-Arc (1820 m) avec 4 km supplémentaires dans une neige gorgée d’eau qui fait muter nos peaux en serviettes éponges. Puis le (mauvais) temps prends le relais entre grésil et brouillard pour nous signifier que ce n’aurons pas une longue montée tranquille.

Quelques vagues traces nous aident à trouver le refuge. L’accueil chaleureux et les bières artisanales nous aiderons à oublier les déboires de cette 1re étape.

Samedi 23 avril : Le temps reste bouché. Après en avoir discuté avec le gardien, nous renonçons à la traversée Carro – Évettes par les glaciers. Trop de blanc gâche le blanc. Nous optons pour une montée au col des Pariotes (3034 m) avec l’intention de redescendre jusqu’au replat de la Duis pour remonter ensuite au refuge des Évettes. Mauvaise pioche ! Au col, cette descente dans le brouillard nous paraît aussi attirante qu’une séance chez le dentiste. Retour donc au Carro pour descendre par l’itinéraire de la veille. De l’Ecot, la montée aux Évettes sera rapide malgré une neige humide et lourde. Là encore, l’accueil est des plus sympathiques. Les prévisions de Dame Météo indiquent une une amélioration avec des éclaircies et le retour du froid.

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Refuge des Evettes

Dimanche 24 avril : départ tranquille pour le refuge Gastaldi, Italie (2659m ). Plusieurs groupes nous précèdent dans la montée au glacier des Évettes. Pas besoin de s’encorder, la neige récente et le froid (- 12°) ont bien consolidé le manteau neigeux. Le spectacle est saisissant. Cette montée vers la Selle de l’Albaron chemine entre parois rocheuses cornichées et séracs. Cela ne dissuade pas les skieurs devant nous de rester bien groupés, surement pour se tenir chaud. Aucune distance de sécurité ne viendra altérer le plaisir de skier bien serrés entre copains. Non mais, des distances ? En voilà une idée !

A la Petite Muraille d’Italie (3350 m), nous retrouvons nos trois voisins de table, des militaires à la retraite grands amateurs de montagne. Nous avons une pensée venteuse pour tous les skieurs qui doivent monter au sommet de l’Albaron (3637 m) pour redescendre côté Bonneval. Les fortes rafales de vent ont de quoi vous faire regretter les plages de sable chaud. Lorsque nous basculons sur le versant italien, le vent cesse. La descente sera un agréable moment de ski.

Arrivée de bonne heure au refuge Gastaldi. 3e refuge, 3e accueil souriant et 3e tournée de bière. Mais, là nous sommes en Italie. Le volume sonore a pris quelques décibels vers le haut. Cependant, la plupart de ces joyeux skieurs redescendront après de plantureux déjeuners, ce qui nous assure un après-midi plus calme. Ce soir, nous partageons un dîner convivial avec nos sympathiques militaires.

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Refuge Gastaldi

Lundi 25 avril : Réveil de cauchemar ! Le temps est bouché avec de violentes rafales qui balaient la neige fraîche au ras du sol. Le départ est retardé. Peu à peu quelques éclaircies rendent leur majesté aux montagnes environnantes. Nous quittons le refuge en direction du col d’Arnés, passage obligé pour retourner en France. Le vent ne faiblit pas. Les traces des groupes qui nous précèdent sont vite effacées. Seul les couteaux rendent possible la montée des pentes rabotées par le vent.. Nous gravissons crampons aux pieds la dernière pente sous le col d’Arnés (3012 m). Au col, un dernier regard sue les sommets italiens : tout près, la Grande Ciamarelle, le Grand Paradis, au loin. Comme par miracle, le vent cesse, versant français. Superbe descente par le glacier d’Arnés, passage d’un étroit goulet et arrivée au refuge d’Avérole (2229 m) d’où nous contemplons, ramollis de bonheur et presque la larme à l’œil, notre itinéraire de descente.

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Refuge d’Avérole

La suite s’enchaîne : taxi au hameau d’Avérole, voiture à Bonneval-sur-Arc, TGV à Lyon et dodo à Paris.

(Volker, Laurine, Antoine et Fernando)

 

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