Weekend initiation ski de randonnée du 15 au 17 Janvier 2021, à Cellier en Lauzière

Alors que nous vivons dans une époque étrange et pleine d’incertitudes dans laquelle les projets sont malheureusement fréquemment annulés, j’ai eu la chance incroyable de partir en week-end ski de randonnée avec Vertical 12 en ce début d’année 2021. Inscrite depuis presqu’un an dans le club, je n’ai au final pu en profiter assez peu et c’était donc ma première sortie avec les gens du club… et aussi ma toute première fois sur des skis de randonnée ! 

Préparatifs

Avec un niveau assez basique en ski de piste (le fameux “à l’aise sur les rouges”) et aucune connaissance préalable sur le ski de rando, j’étais très enthousiaste mais pas complètement rassurée. Je n’avais aucune connaissance du matériel nécessaire et comment préparer mon sac par exemple. Heureusement, Stéphane, notre organisateur et formateur, nous a fourni des listes et des indications détaillées. Louer des chaussures au magasin de location, récupérer le reste du matériel que je ne comprends pas encore vraiment à la Coop Alpi, qui fait aussi office de refuge pour chats… Note à soi-même : venir avec un sac à dos à la Coop Alpi la prochaine fois… Heureusement que Gilles a gentiment proposé de m’emmener et de me ramener en voiture ! Une fois chez moi, je recherche des piles neuves pour mettre dans l’ARVA, mais comme je ne sais pas vraiment comment il fonctionne, je ne réalise pas que le témoin de charge m’indique que ces piles rechargeables que je croyais pleines étaient en fait quasi vides !! Note à soi-même : prendre des piles VRAIMENT neuves (et pas des rechargeables) la prochaine fois ! La veille du départ, je prépare mon sac en espérant très fort que tout rentrera dans un minimum de sacs pour que j’arrive à porter tout ce bazar jusqu’à la gare le lendemain matin !! Ça tombe plutôt bien, le sac des chaussures est assez grand et permet d’y caser pas mal de choses ! Je prends en plus un sac de course vide comme on me l’a conseillé pour pouvoir éventuellement séparer les affaires qui devront rester dans la voiture pendant que j’utilise mon sac à dos pendant les courses. Apparemment, je suis prête !

Jour 1

Lieu de la course : Chemin près du gîte de la Lauzière
Durée : 2h
Distance parcourue : 3,3 km
Dénivelé : 137 m

Nous prenons un train partant à 6h47 le vendredi matin, ce qui n’est pas la formule traditionnelle du minibus avec départ à 4h du mat et les tours de conduite. En comparaison, on peut dire que c’est carrément la grasse matinée et le grand confort ! 


Arrivés à Chambéry, nous récupérons des voitures de location pour enfin partir vers le gîte de la Lauzière. La route se passe bien et les conducteurs assurent, si ce n’est que la neige nous oblige à rouler doucement et même à mettre les chaînes alors que nous étions quasiment arrivés.

Nous déposons nos affaires au gîte, où nous en profitons pour déjeuner et surtout pour régler tous les skis. Enfin c’est surtout Arnaud qui règle les skis pour presque tout le monde… On m’apprend alors à mettre mes peaux, à allumer mon ARVA et voir combien de batterie il reste (c’est là que je me rends compte que mes piles ne sont pas bonnes, heureusement que Nastasja en a amenées en plus pour que je puisse être correctement équipée !!).

Je découvre comment mes chaussures fonctionnent et hop, il est temps de sortir un peu goûter cette belle neige abondante et qui continue d’ailleurs de tomber. Nous traversons le petit village et au bout, les chemins de randonnées commencent. Nous chaussons les skis et je découvre le premier exercice : la conversion (au bout de trois jours, je commence à comprendre la théorie, mais je n’y arrive pas encore du premier coup). Et nous voilà partis sur le chemin où il y a déjà une belle trace. Il y a du brouillard donc nous ne voyons pas vraiment le paysage alentour, seulement notre chemin, mais quel plaisir, déjà, d’être dans ce cadre ! Je suis assez surprise de la sensation d’adhérence qu’offrent les skis avec les peaux, c’est vraiment confortable. On me donne quelques conseils pour avancer de manière plus efficace avec les skis, ce que j’apprécie beaucoup. Cette première sortie est tranquille, pas trop de pente, parfait pour se mettre en jambe et s’habituer à son matériel. Même en étant prévenue, je suis étonnée de voir qu’on est vraiment vite réchauffé, alors que j’avais les doigts congelés en partant et qu’il n’y avait pas de soleil ce jour-là.

Nous ne tardons pas trop à faire demi-tour car la luminosité baisse déjà. C’est le moment sympathique où il faut déchausser pour enlever les peaux. C’est en posant un premier pied sur la neige qu’on comprend que les skis, c’est vraiment génial et que ça permet de ne pas s’enfoncer jusqu’à la cuisse dans de la neige qui est beaucoup moins dure qu’elle n’y paraît quand on skie dessus… Je me sens hyper maladroite à essayer de rester debout en marchant à moitié sur mes skis pour ranger mes peaux, essayer de rechausser, sans oublier de mettre skis et chaussures en mode descente. D’ailleurs je ne comprends pas tout de suite comment les mettre en mode descente, heureusement les anciens sont là à la rescousse !! Ça me prend un temps ridiculement long toute cette opération, mais finalement, on s’en sort et on est fin prêt à repartir dans l’autre sens.

Alors que pour tous les autres, expérimentés et novices confondus, cette descente est d’une trivialité évidente, c’est pour moi un moment plutôt… intéressant. Alors qu’il n’y a quasiment aucune pente et aucun obstacle, n’ayant vraiment aucune expérience en poudreuse et de toute évidence aucune intuition naturelle non plus, j’ai quand même réussi à tomber deux fois car je ne savais pas comment freiner ! Heureusement que Stéphane est patient, j’ai de la chance qu’il me relève à chaque fois !

Une fois de retour au parking du bout du village, il est temps de faire le fameux exercice d’ARVA. Et bien ce n’est pas évident de marcher dans la neige en tenant sa sonde, sa pelle et son ARVA !!! Et apparemment, nous découvrons aussi qu’un ARVA placé au pied d’un arbre peut rendre l’exercice assez complexe…

Nous rentrons ensuite au gîte, déjà ravis de cette première sortie. Nous partageons un bon chocolat chaud préparé par Elsa et une délicieuse galette des rois. Nous ne savions pas encore à ce moment-là à quel point le repas qui nous attendait ensuite serait copieux ! Nous avons en effet commandé notre dîner au restaurant du village et celui-ci comprenait une soupe très gourmande (à ce point-là du repas je n’avais déjà plus du tout faim), de délicieux crozets au fromage avec un sauté de volaille sauce champignons et pour finir un gâteau de Savoie avec son coulis de framboises tièdes ! Et les quantités étaient vraiment très généreuses !

Ce soir-là, Stéphane nous a aussi donné un petit cours sur l’influence des conditions météo sur les risques d’avalanche et nous avons aussi regardé ensemble les cartes afin de prévoir la sortie du lendemain.

Jour 2

Lieu de la course : Combe de la Valette
Durée : 5h30
Distance parcourue : 8,9 km
Dénivelé : 766 m (premier groupe), 630 m (deuxième groupe)

Quel plaisir de découvrir le grand ciel bleu et la vue dégagée le samedi matin ! Seul petit souci, nous découvrons pendant le petit déjeuner que Stéphane ne se sent pas bien… Heureusement pour nous, il est retourné faire une petite sieste et ça l’a suffisamment remis d’aplomb pour que nous puissions partir ! Entre-temps, plusieurs d’entre nous ont mangé des crozets à la sauce poulet en guise de petit-déj ! Plein de bons sucres lents pour bien tenir la journée ! Nous partons enfin, enthousiastes à souhait à l’idée de profiter de cette magnifique journée. Nous commençons par reprendre le même chemin que la veille avant de continuer au-delà.

Nous nous séparons en deux demi-groupes. Je suis dans le deuxième demi-groupe (celui des débutants) et nous bénéficions de l’observation du premier demi-groupe (celui des autonomes) qui progresse devant nous. Cela nous permet de ne pas nous engager dans une trace passant à travers des arbres, dans une combe qui n’inspire pas vraiment Stéphane. On choisit à la place de créer notre propre trace pour contourner cette combe par la droite. C’est l’occasion pour Gilles de tracer pour la première fois, tâche qu’il accomplit parfaitement, c’est un vrai plaisir de suivre ses pas ! C’est aussi l’occasion de pratiquer les conversions en séries ! Je triche une fois sur deux, ce n’est vraiment pas encore ça, mais avec les conseils de Stéphane, je comprends quand même de mieux en mieux la technique. Apparemment nous avons vraiment bien fait de ne pas suivre la trace dans les arbres, Marie n’a pas trop aimé y déchausser un ski !

Durant cette montée, je comprends enfin (malheureusement) pourquoi il est conseillé d’amener de l’Elastoplast : je commence à sentir un frottement avec potentiel d’aggravation pas loin de la plante de mes pieds. Mes chaussures n’étant quasiment pas serrées en montée, ça bouge pas mal là-dedans et ça frotte… Les anciens étant toujours très bienveillants et de bons conseils, nous décidons de protéger ça préventivement. Je pense qu’on a bien fait, car cela m’a sûrement évité des ampoules qui auraient été douloureuses et désagréables…

Lors de la montée, nous croisons des skieurs qui redescendent déjà. Au passage, un chien qui les accompagnait choisit de continuer sa journée avec le premier demi-groupe ! C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de Bobby, une vraie personnalité du coin. C’est un beau chien noir, plein d’énergie qui accompagne les groupes aussi bien en montée qu’en descente, qui adore se rouler dans la neige et marcher sur les skis !

Nous nous sommes divisés en deux groupes pour la fin de la montée, pour que les plus motivés puissent aller un peu plus haut. De mon côté, je suis restée avec le groupe qui se reposait un peu au soleil, comme ça j’ai eu le temps d’enlever les peaux tranquillement.

Le moment fatidique de la “grande” descente est arrivé… Bon, je suis tombée un bon paquet de fois et de manière diverse et variée, mais heureusement, la poudreuse c’est tout moelleux ! Et c’est vrai qu’on prend rarement trop trop de vitesse, plutôt rassurant pour moi. Avec toutes ces gamelles, j’ai pu généreusement pratiquer la technique des bâtons croisés nouvellement enseignée par Stéphane : indispensable pour se relever efficacement !

Retour au gîte pour une bonne petite part de crozets pour le goûter et quelques jeux de société.

Jour 3

Lieu de la course : Les Charmières
Durée : 3h20
Distance parcourue : 7 km
Dénivelé : 510 m

Avec la contrainte horaire du retour des voitures et du train, nous commençons notre course un peu plus tôt pour avoir le temps de profiter. Il a encore neigé pendant la nuit ce qui nous permet de chausser les skis juste devant le gîte. 

Dès les premiers pas, je sens mes petites douleurs aux tibias qui ont commencé à bleuir le jour précédent, à force d’appuyer sur l’avant des chaussures. Tant pis ! Il faudra faire avec !

Nous empruntons cette fois-ci une route qui n’est pas (encore) déneigée pour monter tranquillement. La neige n’est pas aussi épaisse que sur les chemins et nous sentons le goudron sous les bâtons au tout début. Nous quittons ensuite la route pour de plus petits chemins qui passent notamment entre les sapins, c’est si beau ! Je découvre qu’on peut mettre son ski en mode cale ce qui fait comme une sorte de talonnette et rend les montées dans les pentes fortes plus confortables. Encore des subtilités avec ces skis multi-modes !

Bobby nous rejoindra bien rapidement et s’il hésite un moment à suivre un autre groupe de 3 personnes qui prenait un autre chemin, il choisit finalement de rester faire toute la balade avec nous, pour la plus grande joie de ses fans parmi nous.

La visibilité est assez variable du fait de la brume parfois présente entre deux rayons de soleil très timides. Nous choisissons donc de ne pas nous aventurer trop loin afin de pouvoir rentrer sereinement, le risque potentiel en cas de brouillard épais étant de ne plus retrouver la trace de l’aller. Le retour n’est pas complètement sans chute pour ma part, mais déjà je me sens un peu plus à l’aise que la veille. Cela me donne envie de progresser rapidement en ski hors piste pour apprécier encore plus la descente dans la poudreuse !

Le trajet en voiture se passe sans encombre, et nous en profitons pour passer acheter du fromage de brebis chez la propriétaire du gîte. 

Nous étendons les peaux dans le train pour qu’elles sèchent bien et rentrons finalement à Paris, la tête pleine de bons souvenirs…

En conclusion …

C’était vraiment génial ! J’ai déjà hâte de repartir !
Merci aux organisateurs, aux formateurs et à tous les membres du groupe, ainsi qu’à Bobby, qui ont contribué à la super ambiance du week-end !

Par Linh.

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